De nombreuses expériences, soutenues par la politique de la Ville, puis par la DATAR et la DIRE, ont vu le jour sous diverses appellations : plates-formes de services publics, points publics, maisons de services publics, maisons du citoyen. Ces expériences recouvrent des objectifs et des pratiques parfois bien différents mais sont animés par des principes semblables (accès aux droits, coopération inter-services, approches globales, connaissance des besoins et des attentes des usagers / clients / citoyens).
Le constat est souvent fait que ces structures restent isolées, soit à l’égard des structures administratives classiques, soit des expériences de même nature conduites sur le reste du territoire.
De même, ces dispositifs essentiellement développés et financés par les municipalités ne reçoivent pas toute l’attention qu’ils mériteraient au niveau de l’Etat en dehors d’une modeste aide à la création sous forme d’appels à projets.
La capitalisation des expériences reste à faire, de même que la mise en réseau des acteurs qui y contribuent .
Conscients des enjeux, des responsables de dispositifs se constituent en réseau informel et se fixent pour premiers objectifs :
- Echanges d’expériences
- Cadrer les démarches
- Développer un discours cohérent
- Faire apparaître le processus d’adaptation des services publics comme des démarches reconnues (auprès des élus des collectivités locales, des administrations)
Les premières assises nationales impulsées par Jean-Jacques Vaudé et l’équipe d’agents de l’Espace Services Publics de la Ville de Saint-Denis
rassemblent 350 personnes à Saint-Denis, le 25 Mars 1999.